24 juillet 2006
yves mourousi
Je suis régulièrement en colère quand j’entends des archives audiovisuelles dans lesquelles je reconnais la voix d’Yves Mourousi et que le diffuseur cite la personne interrogée (évidemment la plus importante), la date, le lieu, le nom de l’archiviste mais jamais le nom de celui qui, posant les questions, a donné de la valeur à l’entrevue au point d’être exhumée de son fichier puis de son placard poussiéreux.
L’arrivée du Tour de France sur les Champs-Elysées, devrait, aussi, être l’occasion d’avoir une petite pensée pour ce journaliste exceptionnel. Pourtant, Yves Mourousi fait partie de ces personnes que l’on a totalement oubliées alors qu’il a révolutionné le journalisme parlé puis télévisé. Nombre d’émissions qui existent aujourd’hui sont des adaptations d’inventions du journaliste à lunettes qui a accédé à la gloire toute vaine en apparaissant dans une petite lucarne au bas de l’écran de la toute nouvelle TF1 un jour de janvier 1975 à 13 heures. Il en est ainsi de la nature humaine, si l’on ne passe pas à la TV, on n’existe pas. On n’existe pas encore ou l’on n’existe plus. Yves Mourousi reste tout à fait emblématique de ce phénomène. Chacun pourra trouver dans ses souvenirs un autre nom et constater que cela vaut pour beaucoup.
J’ai lu qu’Yves Mourousi est né en 1942. En revanche, je sais qu’il est rentré à l’ORTF en 1968, sans doute après les manifestations qui ont vu licencier nombre de journalistes. C’est à cette époque que j’ai commencé à entendre régulièrement son nom et, c’est dans les années 70 que j’ai été apprivoisé par son style et sa personnalité.
A l’époque, je n’avais pas la télévision. J’étais d’ailleurs le seul de ma classe dans ce cas, comme j’étais le seul à n’avoir pas encore vu la mer. Je devais être également un des seuls du collège dans ce cas et pourtant, je vivais dans un quartier tout ce qu’il y de populaire. Quoi qu’il en soit, la radio constituait la seule véritable fenêtre vers l’extérieur puisque même les vraies fenêtres donnaient sur une cour étroite. Parfois je voyais les images grises et scintillantes à travers les voiles des Grecs qui habitaient en face. A la maison, donc, la radio et plus particulièrement France-Inter rythmait ma vie en dehors de l’école. Un peu avant de partir à l’école, après que Jean-Pierre Gaillard à la bourse de Paris avait rendu l’antenne, et que l’indicatif horaire de Claude Bolling avait retenti, le speaker annonçait :
- vous écoutez France-Inter, il est 13 heures. Inter Actualités-magazine : Yves Mourousi.
- Bonjour !
Suivait alors un « jingle » tonitruant ou martial selon les années et les titres du journal parlé. Peu à peu, cette formule avait fini, par son côté répétitif, par capter mon attention. C’est ainsi que se prend une habitude, prélude à la fidélité. Puis, je suis devenu plus attentif à ce qui se disait dans cette émission grave pour les grandes personnes. Petite anecdote, c’est grâce aux souvenirs que j’ai accumulés à cette époque que j’ai décroché une UV d’histoire des Etats-Unis à la faculté quelques années plus tard lors d’un oral. En effet, en pleine guerre du Viêt-Nam, puis pendant le « Watergate », Nixon faisait régulièrement l’ouverture du journal. Les jeudis (ancêtres du mercredi), les samedis et les dimanches, je pouvais écouter l’édition complète.
Yves Mourousi avait lancé la formule consistant, après avoir traité l’actualité sérieuse –ou du moins selon l’idée que l’on se fait du sérieux –abordait des sujets que l’on ne qualifiait pas encore de culturels : les livres, la musique, la mode, le cinéma etc. Encore une fois, cela paraît tout à fait normal de nos jours mais il a été le premier à le faire. Je me rappelle l’impression que m’avait faite un certain Léo Ferré. Je connaissais ses chansons mais c’était la première fois que je l’entendais parler.
Cela s’achevait à 14 heures mais, les samedis et dimanches, il commençait dès midi. Deux heures consacrées à l’actualité générale et culturelle ! impensable de nos jours ou alors, il convient de s’adresser à des publics différents, à des heures différentes et sur des chaînes différentes. Plus question que le populo passe des pronostics hippiques au « soulier de satin » monté à l’Odéon en passant par les conséquences de l’entrée de la Grande-Bretagne dans le Marché Commun. Il a ses chaînes mais nous regardons arte ; du moins c’est qu’il convient d’avouer.
C’est ainsi que les grands noms de l’actualité culturelle me sont devenus familiers : Narciso Yepes, Manitas de Plata, les Haricots Rouges, Maxime Saury. On me pardonnera de ne citer que des musiciens mais les autres m’intéressaient beaucoup moins. Et, comme il invitait presque tout le temps un chanteur ou un musicien, on pouvait entendre un peu de musique sur France-Inter, ce que ses successeurs jugent sans doute futile. Il donne la parole aux comédiens, leur fait jouer une scène en direct. Ayant pris de l’assurance et du galon dans la rédaction, Yves Mourousi a continué d’innover. Il a été longtemps le plus jeune rédacteur en chef de France. A l’époque, ses confrères s’appelaient Euloge Boissonade, Daniel Saint-Hamon, Jean-Claude Eberlé, Jean-Marie Cavada, Michel Forgit, Ralph Pinto, André Scémama, Victor Vramant, Bernard Valette, Germaine Bartoli, Lucien Barnier qui m’a fait aimer les sciences, Tomy Franklin et ses accents mémorables, Emile Thoulouze, Alain Bédouet, Jean-Louis Burgat, Patrick Lecoq, Gérard Saint-Paul, Patrice Duhamel, Pierre-Yves Guillen, Dominique Bromberger son alter ego, Roger Giquel et Jacques Sallebert ( ses supérieurs). Je me rappelle aussi qu’il a fêté ses trente ans en direct et après avoir parié qu’il boirait trente coupes de champagne entre 12h 30 (annonce des titres du journal) et 13heures.
Ainsi que je l’ai déjà précisé, il disposait de deux heures d’antennes consacrées à l’information le samedi et le dimanche. D’où l’idée de transporter le studio sur les lieux de l’actualité. Et, quand l’actualité n’y était pas, il la créait. Pour enrober le nouveau concept, il avait demandé au groupe pop français Triangle de composer un indicatif original pour l’émission. Puis, il demandait à chacun de ses invités musiciens d’interpréter, avec son instrument, l’indicatif.
C’est comme ça qu’il a présenté Inter actualités-magazine en direct (on ne précisait pas « live » à l’époque qui n’était pas aux pléonasmes) d’un lieu où personne n’avait jamais pensé faire de la radio et encore moins de l’information. Je ne me souviens plus de la première mais je citerai pêle-mêle l’Opéra, l’ABC (célèbre music hall des Grands Boulevards), la Foire de Paris, le Salon de l’Auto, le SICOB (salon de l’informatique balbutiante), le Salon de l’agriculture, Bobino (autre music hall mais rive gauche), l’Aquitaine (train qui dépassait pour la première fois les 200 km/h en service commercial). Enhardi par ses succès, il s’est déplacé en province, sur les étapes du Tour de France notamment, à Cannes, en Avignon (avec Paul-Louis Mignon le futur créateur du Prix du livre Inter) pour les festivals, du Clémenceau ( tristement célèbre aujourd’hui). C’est au cours de l’émission en direct sur la scène de l’Opéra Garnier que j’ai entendu, pour la première fois Rhoda Scott, début d’un amour qui dure.
L’été, il consacrait beaucoup de temps aux collections de la haute-couture avec Sophie Dumoulin. En fait, il ne prenait que peu de vacances. Il s’absentait quelques jours, de temps en temps, remplacé le plus souvent par Dominique Bromberger. D’ailleurs, il travaillait pour ainsi dire en permanence puisqu’il ne dormait de quatre heures par nuit et qu’il profitait de ses moments de loisirs pour rencontrer ses futurs invités.
La télévision lui propose, alors, une émission sur ce modèle : actualité générale et culturelle et variétés à la télévision. Ce sera « Feux croisés ». Ça ne durera pas. Dans le même temps, ceux qui peuvent recevoir la 3ème chaîne toute en couleur peuvent voir son visage le soir quand il présente le journal de la nuit : « Inter 3 » fabriqué avec la rédaction de France-Inter (l’ancêtre de France 3 est restée longtemps sans service d’information).
Il faut comprendre que cette passion pour l’actualité et le direct, cache à peine son envie de travailler à la TV. Ce sera chose faite avec l’éclatement de l’ORTF. Il est alors embauché par Maurice Cazeneuve et Christian Bernadac pour présenter le journal de 13 heures ; encore. En fait, il ne fera que transposer à l’image –qui lui manquait à la radio- ce qu’il faisait sur France-Inter. Il a même repris le « bonjour » qui a tant fait pour sa célébrité. Etant demi-pensionnaire au lycée à ce moment, j’ai raté beaucoup de ses émissions. Je sais juste qu’il a repris une formule qu’il avait créée. Cependant, comme peu de téléspectateurs connaissaient ses exploit radiodiffusés, le grand public et même son directeur étaient déroutés par l’homme et par son travail à l’antenne. Certains étaient choqués de ce « bonjour » un peu trop familier. Zitrone les avait habitués à mieux. D’autres, voyaient d’un mauvais œil la cigarette qu’il allumait ostensiblement une fois le journal terminé. Yves Mourousi a commencé à faire la une des journaux à scandales. On ne disait pas encore « people ». Il s’est retrouvé fiancé plusieurs fois. Ensuite, comme ça ne faisait pas long feu, les rumeurs lui ont attribué des mœurs divers.
Je me rappelle l’avoir vu sur le Clemenceau, encore, avec Jean Gabin qui répétait à l’envi qu’il avait été « second maître Moncorgé » . Une autre fois, on l’a vu atterrir puis s‘extraire du cockpit d’un jaguar sur la base aérienne d’Orange pour présenter le journal télévisé. Cette attirance pour les militaires lui a valu beaucoup de critiques féroces à une époque où la chose militaire était mal vue. Depuis la fin du service obligatoire, depuis que ce sont les autres qui portent l’uniforme, c’est fou comme l’armée a bonne presse… Et puis, je me souviens qu’il se trouvait sur les bords du canal de Suez avant la restitution du Sinaï à l’Egypte : « En face, c’est Israël et un jour, nous serons de l’autre côté ». Eh bien non, il n’a jamais pu, mais qui se souvient de cet engagement ? Un autre moment exceptionnel, le journal présenté en direct de Moscou, en pleine « guerre froide », avec relève de la garde devant le mausolée de Lénine, à 13 heures pile. C’était long comme le traitement d’un bon sujet. Les images de ces sentinelles au pas de l’oie en disaient plus que l’entretien avec l’homme fort du régime, Brejnev. Une autre fois –ou bien était-ce la même mais un autre jour- l’entretien en toute simplicité avec le président Giscard sur la place Rouge. Je l’avais vu aussi, au hasard des absences de professeurs, en direct de Latché avec qui vous savez. L’entrevue était tendue. Le futur grand homme se sentait en permanence agressé à la télé. C’est aussi à cette époque qu’il a été engagé par une chaîne étatsunienne pour réaliser des « coups » comme il en avait l’habitude. J’avais obtenu de ne plus manger à la cantine pour rentrer à la maison et profiter un peu de son journal, surtout, bien sûr pour les éditions exceptionnelles.
Devenu célèbre, il est chargé par la mairie de Paris d’organiser des fêtes, dans les jardins des Tuileries, plusieurs étés de suite. Il monte des spectacles dont des opérations militaires ; encore. Il joue dans un film de Jean Yann son propre rôle, mais « deux heures moins le quart avant Jésus-Christ » dont il annonce la naissance sur un écran anachronique. On lui confie l’organisation du bicentenaire de la Révolution puis les fêtes de l’an 2000 mais il meurt avant.
Pour ma part, même si j’avais plaisir à voir de telles émissions, j’étais presque blasé. Rien ne pouvait m’étonner de sa part, pas même quand il s’entend avec Jacques Goddet, le directeur du Tour de France pour que l’arrivée se fasse sur les Champs-Élysées. Depuis, il ne vient à l’idée de personne que le Tour pourrait arriver ailleurs. Pourtant, personne n’a rappelé celui qui en est à l’origine à l’occasion du centenaire du Tour et des hommages et des souvenirs que l’on a subis alors. L’été dernier, son lointain successeur au journal de 13 heures sur France-Inter, Fabrice Drouelle, a fait dire trois fois au directeur du festival de Cannes que c’était bien Yves Mourousi qui avait eu l’idée de la montée des marches et en direct à la télé, qui plus était. Cela lui paraissait tout simplement absurde. Il y a peu, j’entends encore une fois une archive et personne pour rappeler le nom du questionneur, idem pour les émissions historiques qui puisent largement dans les entretiens avec Yves Mourousi.
On parle « d’entrevue traditionnelle du 14 juillet », « de l’arrivée traditionnelle de la plus belle étape du Tour sur les Champs-Elysées », comme s’il en avait été depuis toute éternité, sans penser qu’il a fallu une première fois, et quelqu’un pour demander à le faire la première fois.
Non, on ne se rappelle que de l’entretien avec le Président Mitterrand, sans chichi inutile, avec la fameuse question : « êtes-vous chébran ? ». Personne pour rappeler que c’était la première fois qu’un journaliste se mouvait dans le bureau du Président de la République pendant qu’il restait assis, qu’il posait des questions sur un ton familier, qu’il demandait son avis sur l’actualité. A croire que l’on préférait les questions soigneusement préparées par Michel Droit qui, d’un signe de tête adhérait au grand Charles au moment opportun, ou bien les interminables conférences de presse de Pompidou, encore que ce dernier avait une fois, cité Eluard, pour finir. Suite à cette entrevue mémorable, on l’a accusé de collusion avec Mitterrand et son cercle rapproché, après l’avoir accusé de giscardisme suite à sa nomination comme Monsieur Moto auprès de Soisson ministre de la Jeunesse et des Sports ; accusation de sympathie scandaleuse pour les cocos pour avoir présenté son journal en direct de l’immeuble Niemeyer du PCF. Idem après l’émission en direct du Grand Orient de France.
Quand on est indépendant, tout le monde croit que vous roulez pour le camp adverse.
De même, peu se souviennent qu’Yves Mourousi ne se servait pas du prompteur, d’où cette élocution hésitante ponctuée de « euh » du plus mauvais effet.
Enfin, c’est encore Yves Mourousi qui, le premier, a demandé une entrevue avec le Président de la République, le 14 juillet, non pas sur les Champs-Elysées, pour commenter le défilé militaire, mais en direct, dans le journal télévisé, depuis les jardins de la Présidence et pour commenter l’actualité.
En recherchant sa date de naissance sur l’Internet, j’ai constaté qu’on ne parle que de ce qu’il a fait à la TV. Encore une fois, à notre époque, on n’existe que par la TV. On trouve beaucoup de renseignements sur sa tombe aussi. J’ignorais que c’était un lieu de pèlerinage majeur. Une précision : contrairement à ce qui est indiqué, la journal de 13 heures de TF1 ne durait pas une heure et clôturait à 13h 30 (ou un peu plus tard car il n’y avait pas de programme après) par les cours de la bourse avec François Donatti suivis de la cigarette qu’il fumait pendant le générique. En revanche, lors des fameuses éditions spéciales, il disposait effectivement d’une heure complète. On lui confie, aussi, une demi-heure, le dimanche, avant le court journal de 13 heures (présenté par un autre évidemment). Cette courte émission ressemblait à s’y méprendre à Inter-actualités magazine, sauf qu’il ne sortait pas du studio. Il avait introduit des rubriques régulières dont une gastronomique avec plat préparé en direct et une histoire du rock n’roll. C’était Dick Rivers qui en était chargé et, c’est ainsi que j’ai vu sur le plateau Little Richard et quelques autres. Il adorait le rock et le jazz au point que l’orchestre de Marc Laferrière était présent en permanence pour interpréter le générique et opérer des virgules musicales. Ça ne te rappelle pas Nulle Part Ailleurs ? C’est dans cette émission que j’ai vu, pour la première fois Rhoda Scott et ses fameux pieds nus courant sur les pédales de son orgue Hammond. Au moins, son mari et elle se souviennent-ils d’Yves Mourousi.
Alors que reste -t-il d’Yves Mourousi ? A part ses frasques réelles ou supposées, il reste surtout l’habitude de présenter le journal à l’extérieur, sur les lieux de l’événement. Sur France-Inter, ses successeurs Jean-Pierre Elkabach avec Jean-Claude Mangeot –et ceux qu’on n’appelait pas encore leurs « jokers », Claude Mazau et André Lemas –l’ont imité avec leurs styles propres, tant à la radio qu’à la TV. Ah, Elkabach et son indicatif des Pink Floyd !
C’est curieux mais, revenu à la télévision, Jean-Pierre Elkabach disposait également d’un petit magazine d’une demi-heure, le samedi, avant le journal de 13 heures. Ce magazine ressemblait à s’y méprendre au « 12-14 » qu’il animait sur Inter depuis le départ de Mourousi. C’est dans cette émission que j’ai vu pour la première fois l’immense Colette Magny.
Jean Lefèvre avec Paul Amar lui ont emboîté le pas, plus tard à l’occasion d’une de ces reprises en main de l’information publique. Le journal télévisé en direct de Jérusalem ou de Washington, de Cap Canaveral, de Sydney n’étonne plus personne. Quand Canal + faisait les émissions qui ont fait son succès en direct de Cannes, qui avait une pensée pour celui qui a fait sortir les micros puis les caméras de la Maison de la Radio ou de Cognaq Jay* ? Aujourd’hui, un journaliste quelque peu en vogue se sentirait infériorisé s’il ne sortait pas de son studio de temps en temps, au point que, beaucoup ne savent même pas pourquoi ils sortent, ni ce qu’ils vont faire. Suivez mon regard…
Il en est de toutes choses qui nous sont tellement familières que l’on imagine pas qu’elles ont pu ne pas exister de toute éternité. Il en est de ces choses qui répondent à un tel besoin, que l’on imagine pas les efforts et la ténacité qu’il a fallu à quelques innovateurs pour les impulser. Yves Mourousi a transformé complètement le métier de journaliste dans l’audiovisuel.
*Pour être précis, c’est Roland Dhordain qui, le premier, sort du studio dans les années 60 mais c’est bien Yves Mourousi qui en a pris l’habitude et sur une longue durée.
Commentaires
Qui donc se souvient avec une telle précision et une telle acuité de l'époque de Moumou à France-Inter? Il n' y a aucune info d'identification sur la page, ni même de date. En tout cas, ça m'a fait tout drôle de retrouver les noms d'amis et confrères parfois trop tôt disparus... Merci pour cette belle évocation de mes années de jeunesse journalistique.
D. Saint-Hamont
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