Quel massacre !

 

Moi qui me réjouissais à l’idée de passer une soirée à ne rien faire qu’à écouter la musique du plus grand compositeur de musiques de films de tous les temps…

Jamais entendu un concert aussi mauvais, ni en vrai, ni à la radio !

Fausses notes, chanteur et chanteuse sans voix, arrangements indigents, pauvreté de l’orchestration, jusqu’aux applaudissements coupés pour que ça tienne en 52 minutes.

Il faut imaginer les compositions de Nino Rota jouées avec 10 musiciens quand il disposait de philharmonies. Imagine-t-on Berlioz dans la même configuration ?

 

nino rota 2

J’ai vu personnellement, quand il y avait le Festival Musique & Cinéma d’Auxerre, au début des années 2000, les plus grands encore en vie : Éric Serra, Francis Lay, Michel Legrand, Ennio Moricone, Vladimir Cosma et, pour finir, John Barry, diriger un modeste orchestre de province. Eh bien c’était grandiose et autre chose que ce canular proposé par Inter.

Et en plus, le programme annoncé ne correspond pas au concert diffusé qui, pour couronner le tout, a fait reprendre par la salle le thème principal de « La Strada ». Imagine-t-on demander au public d’accompagner un thème célèbre de Beethoven en faisant : tan-tan-tan—tan !

https://www.franceinter.fr/emissions/les-concerts-d-inter/les-concerts-d-inter-03-mars-2019

 

On peut considérer que les musiques de films sont les symphonies et les opéras de l’ère contemporaine. Ils méritent les orchestres, les musiciens, les moyens réservés autrefois aux concerts donnés pour les grands d’Europe.

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