22 juin 2009
Un moment de pure beauté
http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=2539741
19 avril 2008
l'encre de tes yeux
Il est six heures au clocher de l’église

quand une hirondelle a traversé le ciel presque bleu
18 avril 2008
TA CHEVELURE D'ORANGES
Ta chevelure
d'oranges dans le vide du monde
Dans le vide des vitres lourdes de silence
Et d'ombre où mes mains nues cherchent tous tes reflets.
La forme de ton cœur est chimérique
Et ton amour ressemble à mon désir perdu
O soupirs d'ambre, rêves, regards
Mais tu n'as pas toujours été avec moi. Ma mémoire
Est encore obscurcie de t'avoir vu venir
Et partir. Le temps se sert de mots comme l'amour.
Paul Eluard

la porte est ouverte
16 décembre 2007
TIPASA
Camus, l’Algérie. L’Algérie, Camus. On ne sait pas dans quel ordre les mettre dans une simple phrase nominale. Les deux semblent liés dans une intimité qui dépasse l’entendement ordinaire.
Comment ne pas être touché, ne pas être inspiré comme le fut Camus en évoluant dans les ruines romaines de Tipaza ? Sans doute, sur cette terre brûlante de soleil, baignée par les vagues bleues de cette Méditerranée mythique et matrice, on mesure tout l’esprit de Camus, sa façon de fonctionner mêlant l’admiration normale pour une nature magnifique aménagée par l’homme dans ce qu’il a de meilleur. Ce meilleur demeure, traverse les époques alors que les aménagements ne sont plus que ruine. Il ne reste, précisément que le meilleur, transcendé chaque fois que des personnes viennent et se sentent bien, ressentent leurs corps, les magnifient et expriment avec force leurs sentiments. On appelle cela, parfois, la sensualité.
Tout est dit dans « NOCES A TIPASA », que je considère comme le plus beau texte jamais écrit. Quelques lignes qui traduisent au mieux ce que l’homme et la nature forment de mieux lorsque la beauté dirige leurs gestes. Pour reprendre les mots de quelqu’un que je connais, en lisant cette nouvelle, on ressent les choses simples de plaisirs qui imprègnent notre inconscient dans la vie. Alors même qu’on n’y est jamais allé, on se retrouve un peu là-dedans. C’est un truc sensationnel, si grand, mais si petit qu’on ne pense pas à en parler.
Alors, voici un lien que m’a envoyé une amie et qui ravira tous ceux que la lecture de Camus touche au plus profond et tous ceux qui aiment l’Algérie et des Algériens.
http://www.labbize.net/Photos/Flash/Tipaza001.htm
Et, pour s’en imprégner par avance et donner envie voici une photo de ce très beau site.

01 septembre 2007
voyager dans la tête
Voici un lien avec un site que j'ai découvert en écoutant l'émission de Gwenaëlle Abolivier sur F-Inter
http://www.ecrivains-voyageurs.net/
histoire de voyager dans sa tête avant de reprendre son sac à dos...
voilà un autre lien avec pas mal de tofs qui me rappellent de bons souvenirs
http://bpujos.free.fr/PagesPhotos/AmeriqueSud/ameriquesud_intro.htm
22 août 2007
COMME UN PARAPLUIE
Leur chant triste entrait dans mon
être
Et je croyais y reconnaître
Du Rainer Maria Rilke
(Aragon
interprété par Léo Ferré)
Tu en
veux du Rilke ? en voici :
Le partage total
entre deux êtres est impossible, et chaque fois que l'on pourrait croire qu'un
tel partage a été réalisé, il s'agit d'un accord qui frustre l'un des
partenaires, ou même tous les deux, de la possibilité de se développer
pleinement.
Mais lorsque l'on a pris conscience de la
distance infinie qu'il y aura toujours entre deux êtres humains, quels qu'ils
soient, une merveilleuse vie "côte à côte" devient possible; il
faudra que les deux partenaires deviennent capables d'aimer cette distance qui les
sépare et grâce à laquelle chacun des deux aperçoit l'autre entier, découpé sur
le ciel.
Rainer Maria Rilke
En haut
du ciel, parlons-en, se trouve le soleil :
Aimer et être aimé,
c'est sentir le soleil des deux cotés.
David
Viscott
"L'amour ne se prédit pas, il se construit"
(Daniel Pennac)
08 août 2007
un peu de beauté pure...
Sur le blog de l’ami ALAIN, on y trouve de très beaux poèmes qui nous aident à supporter les aléas de l’été. Les références suivent.
Un peu de beauté pure
entre le mur et moi
pendant que je le longe
et tout me semble clair
quand je l'ai reconnue
On dirait une odeur
où la pensée se perd
et laisse dans le vide
Peut-être si le cœur
ou ce qu'on nomme ainsi
brûlait entièrement
au moment de s'éteindre
il aurait la couleur
blanche de ce parfum
de tout sur ma mémoire
où elle s'est perdue
Jean-Pierre Colombi, Allégories de l'automne et des autres saisons, Gallimard, p 179.
http://dialogues.canalblog.com/archives/2007/08/01/5786322.html
Tu es au crépuscule un nuage dans mon ciel,
ta forme, ta couleur sont comme je les veux.
Tu es mienne, tu es mienne, ma femme à la lèvre douce
et mon songe infini s'établit dans ta vie.
La lampe de mon coeur met du rose à tes pieds
et mon vin d'amertume est plus doux sur tes lèvres,
moissonneuse de ma chanson crépusculaire,
tellement mienne dans mes songes solitaires
Tu es mienne, tu es mienne, et je le crie dans la brise
du soir, et le deuil de ma voix s'en va avec le vent.
Au profond de mes yeux tu chasses, ton butin
stagne comme les eaux de ton regard de nuit.
Tu es prise au filet de ma musique, amour,
aux mailles de mon chant larges comme le ciel.
Sur les bords de tes yeux de deuil mon âme est née.
Et le pays du songe avec ces yeux commence.
Pablo Neruda
Poème XVI (les vingt poèmes d'amour)
http://dialogues.canalblog.com/archives/2007/08/08/5643920.html
Et puis n’oublie pas ce très beau dialogue qui nous fait revivre l’atmosphère et les splendeurs d’Al Andalouz.
http://dialogues.canalblog.com/archives/2007/08/03/5654642.html
05 décembre 2006
les mains blanches d'Isabelle
Ce pourrait être un dimanche comme un autre dans une petite ville de province, un dimanche de saison froide, un dimanche d’arbres sans feuille. Des couples attendent à la queue dans l’entrée d’une salle de fêtes, des hommes à têtes grises ou blanches, des femmes aux cheveux teints. Ils attendent.
Eux, étaient déjà au travail lorsqu’elle débutait dans la chanson et moi, je débutais dans la vie. Eux s’étaient embrassés ou avaient fait l’amour en l’entendant. Ils avaient tenu un bébé dans les bras en fredonnant un air. Moi, j’écoutais cette voix lorsqu’elle passait encore à la radio, cette voix d’où perçait un sourire que je percevais, comme tous. Et puis, on l’a moins entendue. La mode change. Et puis, on ne l’a plus entendue. Elle ne dérangeait pas mais elle était amie avec ceux qui dérangeaient, sans être aussi influente, alors… Jamais, je n’ai oublié cette voix qui souriait dans le petit poste de radio japonais qui grésillait à la maison. Et voilà qu’en ce dimanche venteux et pluvieux, je suis avec ces gens d’une autre génération pour, enfin voir le sourire et le visage de cette voix. Je n’imagine pas qu’elle puisse ne pas être belle.
Sur un parquet impeccable, des chaises de bistrot –de cabaret plutôt –sont disposées devant une petite scène. Je l’avais vue, cette salle de bal, alors qu’elle était fermée mais ré-ouverte spécialement pour célébrer les 150 de l’arrivée du train dans cette petite ville construite autour d’une gare importante, autrefois. Il y avait déjà les photos en noir et blanc disposées tout autour de le salle carrée ; vieilles photos de chanteurs qui, avant leur heure de gloire, s’étaient produits devant des cheminots endimanchés. Les photos sont dédicacées. Autour de la scène, minuscule, donc, deux agrandissements : à droite la môme Piaf et à gauche, Brel, cheveux courts. C’est lui qui a fait la réputation de la salle.
Elle était déjà venue, les 21 et 22 avril 1962 . C’était Pâques ! C’était le printemps ! elle venait de remporter le grand prix de l’Eurovision. Ah, l’Eurovision ! c’était l’Europe avant la lettre. Un événement, sportif en général, se passait dans un pays du vieux continent et tous les téléspectateurs entendaient en même temps le Te Deum de Charpentier. L’Europe se faisait en musique. Bon, passons. Elle est revenue, un an plus tard, en première partie de la tournée de Brel, encore lui.
Enfin, les lumières s’éteignent et déjà, les mauvaises chaises de bois se font sentir, inconfortables. Mais, comme dit la chanson, on est venu voir le chanteur, la chanteuse, en l’occurrence. Elle apparaît toute de noir vêtue dans un décor noir. Les cheveux blonds, les yeux bleus pétillent. Le sourire, enfin ! Première notes, la voix, la voix qui sortait du poste japonais rompt le silence religieux de la salle. Les mains trahissent ce que le maquillage dissimule. Les mains sont noueuses, elles n’en sont que plus expressives. Les bras se soulèvent et elle paraît voler tant elle est légère, angélique. On dirait une jeune fille. Elle chante « je ne courberai pas la tête » et le poing se serre. Combien de fois elle a dû le serrer ce poing, dans l’épreuve, les opérations, l’adversité, la ténacité pour continuer de chanter malgré le désintérêt des programmateurs.
Quelques belles chansons, quelques mains qui s’ouvrent, quelques poings qui se ferment. Toujours le sourire. Et puis, le début d’une chanson « Tout ce que l’homme fut de grand et de sublime» et la salle d’applaudir en reconnaissant les vers d’Aragon. Aragon, l’emblème de cette culture des hommes et des femmes sans instruction ; l’emblème d’une culture de ceux qui ont raté l’école. Lui et d’autres, lui et elle étaient la clé d’accès à cette culture qui semblait leur être refusée ailleurs. Ils en étaient avides comme pour rattraper ce qui leur avait fait défaut : cette culture de gauche. La gauche s’est construite dans l’effort et sa culture les reflète.
Il n’y a pas de culture de droite. Il existe des artistes de droite ou conservateurs, certains sont engagés, mais ils n’expriment pas une culture qui reflète les attentes ou les luttes des gens de droite. Ce serait difficile. Peut-on imaginer dans le fin fond d’un village, quelque part au bout du monde, ou juste au coin de la rue, quelqu’un qui va chanter les louanges de Milton Friedman ou de Thatcher parce qu’il ou elle lui a été bénéfique ?
A gauche, les artistes sont nombreux et célèbres dans le monde entier. On ne regarde pas leur nationalité, d’ailleurs. Maïakovsky écrivait : « Le poète est un ouvrier ». Il voulait dire qu’il façonne les phrases comme un bon artisan et, sans doute, qu’il devait mettre son talent au service de ceux qui sont trop occupés pour l’exprimer eux-mêmes. François Béranger avait travaillé à la chaîne chez Renault, Lavilliers a travaillé dans la mine de Saint-Etienne, GéBé était cheminot avant de dessiner pour la presse, Coluche traînait dans ce qui restait de la zone autour de Paris, Lény Escudéro est gitan, Colette Magny chantait dans les usines. Isabelle Aubret a commencé à bosser à quatorze ans dans une filature.
Lavilliers l’a proclamé dans une chanson :
Bourgeois adolescents aux mythes ouvriers
Militants acharnés de ce rêve qui bouge
Qui serez un beau jour de gauche ou bien rangés
Tricolores et tranquiles
la zone c'était rouge
Dès lors, on comprend les paroles de Camus : « Nous sommes quelques-uns, à ne pas supporter qu’on parle de la misère, autrement qu’en connaissance de cause. »
Entre autres choses, tous ces artistes, tous ces écrivains ont permis d’apporter un peu de joie dans des foyers où l’on apprenait à éteindre après soi et où l’on gardait du pain pour le lendemain au cas où…
Il existe une culture de gauche, une culture anarchiste, une culture écologiste et une culture altermondialiste se dessine. Il n’existera jamais de culture de droite. Ceux qui m’entourent le savent bien, imperceptiblement. C’est cette culture de gauche qui faisait comme une marque de reconnaissance d’appartenance au groupe ailleurs qu’au travail. C’était l’université dans le petit appartement, dans la cuisine en préparant le repas pour les hommes et pour les garçons, l’université dans la salle de bal, dans la salle des fêtes. L’université venait du poste de radio. C’était l’université qui venait aux étudiants qui ne pouvaient pas étudier, qui travaillaient. C’était l’université dans la tête devant la machine. C’était l’université populaire.
On se devait d’en aimer les artistes, un peu par discipline syndicale. Par chance, ces artistes possédaient authentiquement un grand talent et étaient reconnus au delà des opinions. Alors, ces gens grisonnants, ridés, bedonnants qui m’entourent et qui applaudissent à tout rompre viennent admirer leur égérie passée. Celle qui accompagnait leurs rêves de vie meilleure, celle dont ils passaient les disques dans le pavillon qu’ils venaient de faire construire et qu’ils seraient fiers de laisser à leurs enfants. Ils pensaient à la révolution, quelques fois, mais en attendant, ils pensaient qu’en travaillant honnêtement ils amélioreraient leur quotidien. Comme ces rêves simples paraissent désuets à l’aune de la globalisation libéraliste. Tous leurs rêves se sont brisés les uns après les autres. Ils se doutaient bien qu’à l’Est tout n’était pas mieux mais ils faisaient semblant d’y croire pour continuer d’avancer, pour faire peur au patron. Ils pensaient que, le progrès aidant, l’éducation de masse s’ajoutant, leurs enfants auraient un travail honnête, un peu meilleur, et pourraient se payer, au moins, une maison un peu plus confortable. Alors, comme pour dire merci pour tous ces rêves, ils sont venus applaudir, sans doute pour la dernière fois, celle qu’ils n’ont pas oubliée même si, eux non plus, ne se précipitaient pas pour acheter ses disques et se plaignaient qu’on ne l’entende plus.
Elle, c’est Isabelle Aubret, la blonde à la voix souriante !
Il faut l’entendre, l’écouter. Toutes les chansons d’Isabelle Aubret s’écoutent. Les textes sont graves, légers mais toujours beaux et sensés. On reconnaît quelques chansons d’Aragon donc
Un jour pourtant
Un jour viendra
Couleur d'orange
Un jour d'épaule nue
Où les gens s'aimeront
Elle chante un titre : Boulevard Aragon pour évoquer celui qui lui a permis quelques beaux succès. Elle y rend hommage à deux grands noms de la chanson, Ferrat et Ferré. Ferrat, l’ami de toujours, celui qui lui écrira Deux enfants au soleil . Sans doute aucune autre ne reflètera mieux la personnalité profonde de la chanteuse. Ferrat, encore lui, écrira pour elle C’est beau la vie qu’elle a interprété après un premier accident qui l’a immobilisée pendant des années. C’est lui, encore, qui lui fera connaître son futur, le producteur Gérard Meys, qui se bat inlassablement pour imposer les belles chansons.
Brel sera un autre ami fidèle. On devine à ses mots que les relations n’étaient pas faciles. Qu’importe, après son accident, il lui laisse les droits de La Fanette. Alors, quand elle commence Avec la mer du Nord pour dernier terrain vague tout le monde comprend. Le Plat pays reflète le mieux la personnalité du chanteur belge. Et puis, ce plat pays, c’est aussi le sien. Pas tout à fait. Pas loin, en tout cas. Elle vient d’une famille d’ouvriers du Nord de la France et le vent ne s’arrête pas à la frontière des hommes. C’est drôle de la voir chanter ça juste à côté de la fameuse photo agrandie et dédicacée du jeune homme qu’elle a connu.
Brel encore, Brel toujours, quand elle entonne Amsterdam. Même cette chanson de mec prend de la puissance dans sa bouche. En fait, Isabelle Aubret habite les chansons qu’elle interprète. Elle est sincère. Elle les vit toutes et les poings qui se serrent en forment la marque et les bras qui s’ouvrent dévoilent la beauté et la sincérité de son âme.
Quand on la voit, souriante, grave, souriante, encore, avec ces mains blanches, noueuses, qui volent comme les colombes de Picasso dans le décor noir de la scène, on voit plus qu’une chanteuse. On voit la petite ouvrière du Nord, la jeune chanteuse blonde, le corps accidenté deux fois et toujours magnifique, la chanteuse intimiste qui met du baume au cœur de tous. On voit ce que tous vivons mais qu’elle sublime par son sourire.
Le vent dans ses cheveux blonds
Le soleil à l'horizon
Quelques mots d'une chanson
Que c'est beau, c'est beau la vie

27 juin 2006
les tartelettes amandines
Entendu hier soir dans l’émission de José Artur et Philippe Tesson (sur F-Inter), quelques interprètes de Cyrano de Bergerac. Il se trouve que je partage avec Jacques Veber la même préférence pour l’acte II qui se déroule dans la rôtisserie des poètes du truculent Ragueneau.
Aussi je te propose ce petit bijou qu’est la recette en vers :
Comment on fait les tartelettes amandines. 
Battez, pour qu'ils soient mousseux,
Quelques oeufs ;
Incorporez à leur mousse
Un jus de cédrat choisi ;
Versez-y
Un bon lait d'amande douce ;
Mettez de la pâte à flan 
Dans le flanc
De moules à tartelette ;
D'un doigt preste, abricotez
Les côtés ;
Versez goutte à gouttelette
Votre mousse en ces puits, puis 
Que ces puits
Passent au four, et, blondines,
Sortant en gais troupelets,
Ce sont les
Tartelettes amandines !
18 juin 2006
le temps des cerises
Ecrite par Jean-Baptiste Clément pour les paroles et Antoine Renard pour la musique, cette chanson qui évoque les amours déçues connaîtra un immense succès après la « semaine sanglante » de mai 1871 qui a vu le massacre des Communards. Son interprétation facile par des instruments populaires comme l’accordéon et le limonaire assure la pérennité de cette chanson. Radio Libertaire en a fait son indicatif. Chacun selon sa sensibilité peut y retrouver une évocation personnelle. Ça s’appelle, je crois, l’art populaire. Dans la rue la musique ! comme disait le grand Léo.
Quand nous en serons au temps des cerises
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au cœur.
Quand nous en serons au temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur.
Mais il est bien court le temps des cerises
Où l'on s'en va deux cueillir en rêvant
Des pendants d'oreilles
Cerises d'amour aux robes pareilles
Tombant sous la feuille en gouttes de sang.
Mais il est bien court le temps des cerises
Pendants de corail qu'on cueille en rêvant.
Quand vous en serez au temps des cerises
Si vous avez peur des chagrins d'amour
Evitez les belles
Moi qui ne crains pas les peines cruelles
Je ne vivrai pas sans souffrir un jour.
Quand vous en serez au temps des cerises
Vous aurez aussi des chagrins d'amour.
J'aimerai toujours le temps des cerises
C'est de ce temps là que je garde au cœur
Une plaie ouverte
Et dame Fortune en m'étant offerte
Ne saura jamais calmer ma douleur.
J'aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au cœur.
Je dédie cette publication à Marchisa
Un lien pour les chansons d’espoir : http://drapeaurouge.free.fr/index.html
Avec d’excellentes introductions- à ajouter à tes favoris


