Un document publié par le site francetvinfo.fr révèle les magasins Carrefour qui vont fermer.

Aucun hypermarché – autrement dit le « métier » du groupe – n’est concerné. Si l’on regarde bien, il s’agit surtout, voire uniquement, des magasin en franchise et notamment des indépendants locaux, propriétaires de plusieurs magasins, parfois, qui vont fermer. Dans certains cas, il s’agit, selon la carte d’une vente à un concurrent. Dans la plupart des cas, c’est la fermeture.

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/plans-sociaux/carrefour-decouvrez-les-273-magasins-menaces-de-fermeture_2591408.html#xtor=EPR-2-[newsletterquotidienne]-20180203-[lestitres-coldroite/titre4]

Cette précision montre que sans connaître les rapports, les études de marché, les discussions de bureaux, les débats de conseils d’administration, la lanterne de diogene arrive au même résultat : depuis la fusion avec le groupe d’indépendants normands Promodès, Carrefour se cherche une stratégie, tergiverse, simplifie pour finalement revenir à la situation antérieure, dépense de l’argent à chaque fois qu’un magasin change d’enseigne alors que ça ne change rien pour la clientèle. Le résultat que nous annoncions le mois dernier est désastreux en terme d’image pour les clients : ça marche pas, ça tient pas, ça change tout le temps, c’était mieux avant (du temps de l’enseigne locale indépendante). Carrefour a supprimé les enseignes des indépendants pour simplifier mais a multiplié les déclinaisons (market, contact, city etc.) et a fini par faire disparaitre le nom "Carrefour" qu'ils voulaient imposer...

carrefour contact-marchéVoilà ce qui arrive quand on s’obstine à suivre des mots d’ordres en croyant coller au mieux aux théories fumeuses de l’École de Chicago qui a, pourtant, semé le malheur partout. Malgré l’évidence, malgré les résultats visibles, on s’entête dans cette voie libéraliste et, même dans le secteur privé, dans les entreprises qui sont, soi-disant, la base de l’économie selon ces théories (« J’aime l’entreprise »), les recette simplistes ne fonctionnent pas. 273 fermetures de magasins, c’est énorme et ça confirme l’échec de la fusion et l’échec des atermoiements des différentes directions. Sur place, ce sont des libres-service à taille humaine qui vont fermer, des supérettes. C’est des clients contraints de prendre la voiture (quand on en a) pour faire ses achats ou de s’en remettre à la catastrophique, écologiquement, livraison en 24 h après achat en ligne. Ce sont des dizaines d’emplois locaux perdus.

 

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